17 mars 2009

mars 17, 2009 par jeanmarcmeyrat

Ouagadougou compte 5 millions d’habitants. A l’instar des grandes métropoles africaines, la ville attire de nombreux jeunes qui quittent les zones rurales pour chercher des petits boulots et qui en sont souvent réduits à vendre des cartes de téléphone ou à garder des voitures pour survivre, ou malheureusement, à flirter avec la petite délinquance ou à émigrer dans les pays voisins.

Ouaga est une ville très étendue sur un plateau latéritique, dit le plateau mossi du nom de l’ethnie majoritaire du pays des hommes intègres. Les nouveaux quartiers poussent comme des champignons et sont construits de manière complètement anarchique. Ils se composent de petites maisons où l’eau et l’électricité ne parviennent que bien plus tard. Il est tout de même étonnant de poser des villes aussi gigantesques sur des terres où il y a si peu d’eau. L’eau provient de retenues d’eau remplies par le ruissellement des eaux de surface lors de la saison des pluies. Il y a tout de même quelques nappes phréatiques qui sont très profonde.

Les grands axes sont goudronnés. Par contre, les rues sont des pistes en latérite. En période de pluie, les véhicules s’embourbent et creusent des ornières qui rendent l’été ces pistes, couramment appelées 6 mètres en raison de leur largeur initiale, complètement chaotiques.

En général, la ville est propre. Chaque matin, à l’aube, des groupes de femmes payées par la municipalité nettoient les trottoirs. Cette tradition remonterait à l’expérience révolutionnaire menée dans les années 80, par le capitaine Thomas Sankara pour mettre en valeur l’égalité homme femme. La circulation est démentielle, à l’africaine, ce sont essentiellement des deux roues qui hurlent et klaxonnent, surtout d mobylettes d’origine chinoise. Sur les quelques grandes artères urbaines, on trouve même des pistes cyclables avec un décalage des feux pour différer le démarrage des voitures et permettre aux deux roues de prendre un peu de champ.

Dans la complète illégalité, nous nous sommes tous embarqués dans le Toyote. Nous allons nous rendre de l’ancien au nouveau centre de l’ASHVB. Cher Toyote, tu vas affronter les rues d’Ouagadougou car le nouveau centre se trouve, pour l’instant du moins encore, relativement éloigné du centre ville. Mais tu es entre de bonnes mains: celles expertes et douces du pasteur Samsung.

Heureusement que l’on ne s’habitue pas à ces accueils. Les chants étaient magnifiques, les discours vraiment touchants et pleins de bon sens. Je crois que c’est vraiment la première fois que je porte des drapeaux: l’un de la Suisse et l’autre du Burkina Faso. A chaque fois, je suis bouleversé d’entendre ces enfants, de toucher leurs petites mains tenant le poinçon. Nous ne pourrons jamais dire de ces gens qu’ils sont rigides. Nous avions même eu droit à de la Flag lors des rafraîchissements du matin, au repas qui a suivi d’ailleurs aussi. Notre réputation semble définitivement faite.

Je dois reconnaître que j’avais une certaine appréhension quant à l’état du matériel informatique que nous avions apporté, Michel et moi, en octobre 2008. J’ai retrouvé un matériel en parfait état de propreté et de fonctionnement. Cela fait vraiment plaisir et tort le cou à bien des tabous.

Pour toi, cher Toyote, ta novelle vie a commencé sur les chapeaux de roue. Ils étaient vingt-deux à ton bord, vingt enfants, le pasteur Samsung et Oui-oui pour faire un petit tour devant le centre Siloé. On ne peut pas parler de fin de carrière mais d’une nouvelle, radieuse et que nous espérons longue au service des aveugles du Burkina Faso.
chant-de-bienvenue

Jean Marc lève les couleurs

Jean Marc lève les couleurs

[caption id="attachment_292" align="aligncenter" width="450" caption="Meyrat harangue le peuple"]Meyrat harangue le peuple[/caption]
le toyote en surcharge

le toyote en surcharge

[caption id="attachment_294" align="aligncenter" width="450" caption="le braille à tout âge"]le braille à tout âge[/caption]
du braille du braille

du braille du braille

[caption id="attachment_296" align="aligncenter" width="450" caption="les poinçonneurs de Ouaga"]les poinçonneurs de Ouaga[/caption]
ouioui apprend le braille avec Marie

ouioui apprend le braille avec Marie

16 mars 2009

mars 16, 2009 par jeanmarcmeyrat
c'est vrai que nous on ne casse rien

c'est vrai que nous on ne casse rien

Cher Toyote, nous voilà contraints de te faire des infidélités. Les autorités nous refusent malheureusement la possibilité de recourir à tes loyaux services tant que tu n’es pas immatriculé au Burkina Faso. Il y a quelques années encore, il était possible de demander une prolongation d’autorisation de conduite avec des plaques étrangères. Cette situation a malheureusement changé. Pour rouler avec toi, mon brave, il nous faudrait débourser 400.000 francs CFA (1.000 francs suisses) que nous devrions verser de suite. Compte tenu du fait que Lucien Naré a engagé une demande d’exonération auprès du ministère des affaires sociales, nous ne pouvons rien faire car même si l’exonération lui était accordée, l’argent déjà versé ne lui serait jamais rétrocédé. Nous avons donc dû nous résoudre à te parquer, tout seul, dans la cour de l’ancien centre administratif de l’Association pour le salut des handicapés de la vue du Burkina et à louer un véhicule pour nous rendre à Boulsa mercredi prochain. C’est vraiment une grande tristesse d’autant plus que le pasteur Samsung t’avait déjà parfaitement à sa main. Malheureusement, nous n’avons pas le choix.

Chère petite Colinette, aujourd’hui Oui-oui fait de la moto dans les rues de Ouagadougou. Mais ton tonton a toujours un œil dessus, parce que je sais que la petite Marie l’attend avec beaucoup d’impatience. Avant cela, il va aller visiter l’école des enfants aveugles de Boulsa avec Le roi Naré, Bondichéri, Philippe, le pasteur Bouba et le pasteur Samsung, un second chauffeur et ton tonton qui te fait de très gros bisous.

oui oui part en balade

oui oui part en balade

chant d’accueil

mars 16, 2009 par jeanmarcmeyrat

ste-0041

arrivée à Ouaga

mars 16, 2009 par jeanmarcmeyrat

ste-004flag

13 mars 2009

mars 14, 2009 par jeanmarcmeyrat

Et voilà! Nous attaquons la dernière ligne droite, celle qui va nous mener de Bobo-Dioulasso à Ouagadougou. Là-bas, nous serons accueillis mais par qui? Nous ne le savons pas. Par contre, nous pouvons être sûrs, sans risque de nous tromper, que la réception prévue, sera riche en émotion.Nous sommes attendus au payage, à l’entrée de Ouagadougou, par Lucien Naré, le responsable de l’Association pour le salut des handicapés de la vue du Burkina, par Laurent Abga, son président, par les pasteurs Bouba et Samsung’ ainsi que par  la responsable de la communication de l’Alliance biblique. Caméra, interviews, embrassades. Puis sont arrivés les enfants. Il y a le drapeau suisse, ce qui fait dire à Philippe: (C’est comme si on avait gagné la coupe du monde). Les chants raisonnent accompagnés du jambé. Toujours autant d’émotion et de profonde amitié.Ce blog a eu comme fil rouge notre périple à bord de notre cher Toyote du café de l’ouest à Lausanne à Ouagadougou. Michel vient de se livrer à un petit calcul, tu auras roulé en Afrique, cher Toyote,  5.500 kilomètres. Mais nous voudrions te demander encore un petit effort en jouant les prolongations pour nous transporter dans les villes et villages où nous avons promis d’acheminer du matériel. Es-tu d’accord? Qui ne dit mot consent…A vous, chers amateurs de notre blog, nous vous donnons rendez-vous, sauf événement  exceptionnel, au jeudi 19 mars prochain pour la suite de nos aventures à bord du Toyote qui nous auront menées entre autre à Boulsa.. Bon week-end!!!Michel Bondi, Philippe Racine et Jean-Marc Meyrat

ça mord !

ça mord !

[caption id="attachment_271" align="aligncenter" width="450" caption="ça sent les vacances"]ça sent les vacances[/caption]
village du Boukina

village du Boukina

[caption id="attachment_273" align="aligncenter" width="450" caption="Arrivée à Ouaga le futur pilote du toyote est contant"]Arrivée à Ouaga le futur pilote du toyote est contant[/caption]
Jean-Marc et le roi Naré

Jean-Marc et le roi Naré

[caption id="attachment_275" align="aligncenter" width="450" caption="le fan-club"]le fan-club[/caption]
encore le fan-club

encore le fan-club

[caption id="attachment_277" align="aligncenter" width="450" caption="chant de bon arrivée"]chant de bon arrivée[/caption]
oui oui chante dans la chorale

oui oui chante dans la chorale

chez Rachel

mars 13, 2009 par jeanmarcmeyrat
Rachel Rachel si les petits cochons te mange pas (François Béranger)

Rachel Rachel si les petits cochons te mange pas (François Béranger)

12 mars 2009

mars 13, 2009 par jeanmarcmeyrat

Très cool ces deux jours à Bamako. Le Toyote et ses trois hyènes avaient bien besoin de cette journée de repos. Nous avons passé deux nuits chez Rachel Sommer qui, avec son ami malien, tient un gîte (i bé i ka so: tu es chez toi) que nous vous recommandons chaleureusement (www.grenybamako.com téléphone: 00223.65.51.52.99 ou 00223.76.28.98.00). L’accueil est très agréable, les chambres simples et confortables. Ce gîte est situé dans un quartier calme au nord de Bakako.

La journée d’hier a été ponctuée par quelques visites au cybercafé du coin, par une ballade dans le marché utilitaire et par quelques haltes au bar le Pilipili, un endroit fort sympathique il est vrai.

Lorsque je quitte un endroit où je ne fais qu’ouvrir ma valise et sortir quelques effets, je demande toujours à quelqu’un de jeter un œil au cas où j’aurais par hasard laissé traîner quelque chose. En ce qui me concerne, tout était en ordre. Par contre, Bondex a bien failli oublier les bières patiemment mises au frais pendant la nuit. Si c’est pas malheureux des choses pareilles.

L’Afrique est vraiment révélatrice. Bien que je sois la plus jeune des trois hyènes de la bande, 50 ans cette année, alors que Philippe en a 55 et Bondi 64, mes cheveux blancs tout en me vieillissant, me confèrent la sagesse. Lorsqu’on est aveugle, on ne se voit pas vieillir. On sent bien que la carcasse s’alourdit et que le souffle devient court, mais on ne voit pas sa tronche dans la glace. Deux occasions loin d’être désagréables m’ont donné à réfléchir: un douanier malien m’a appelé “mon père” et je suis celui qui a la primauté pour le service du sacrosaint thé.

La sortie de Bamako n’est pas vraiment un cadeau. Cependant, en suivant sur 25 kilomètres la petite moto made in China de l’ami de Rachel, nous allons nous en sortir et serons bientôt sur la route de Sikasso qui nous mènera à la frontière malienne. Tiens, nous venons de traverser le fleuve Niger.

A ces différentes frontières, nous pourrions bien rencontrer des difficultés d’un autre ordre. Cette chère canne blanche risque de devoir à nouveau entrer dans la danse. La blanche, il faut savoir en user sans en abuser.

Il est onze heures à bord du Toyote. Je trouve le temps un peu long ce matin. Est-ce l’odeur de l’écurie qui titille mes naseaux? Histoire de narguer un peu Philippe, je décapsule une flag à la hauteur de son oreille. C’est bizarre l’impact qu’ont certains bruits sur l’être humain “Mais, qu’est-ce que j’entends, je pense que tu avais le doigt sur la montre depuis une demi heure ou quoi?” Vraiment, il ne se passe pas grand chose, la route traverse des villages dont la traversée est limitée par des gendarmes couchés absolument gigantesques. Dès l’instant, où le Toyote s’arrête, des enfants sortent dont ne sait où. La route devient de plus en plus mauvaise. Comme je n’ai pas grand chose à raconter, je vous donne en primeur le menu du jour: terrine aux herbes de Provence qui est bien moins bonne que celle du Sud-ouest qui nous a ravis l’autre jour. Mais où était-ce? Au Maroc peut-être, cela paraît déjà si loin.

Nous venons de passer les deux premiers contrôles pour sortir du Mali. Encore un dernier. Bondex revient en exhibant nos passeports “nous sommes libres”. Nous roulons maintenant vers le poste frontière burkinabé. Nous nous attendons au pire. Eh bien, le pire n’aura pas eu lieu. Tout s’arrange à l’africaine. Philippe a même échangé son numéro de téléphone avec un douanier dont l’oncle est décorateur. C’est tout simplement un peu long mais grâce à la terrasse du bar voisin, le temps passe agréablement. Je viens de donner un vieux téléphone portable à une jeune fille, elle n’en revient pas. nous lui avons fait jurer de ne rien dire aux autres de peur que tous rappliquent. Pourvu que ce téléphone fonctionne. Maintenant, on attend Bondi, comme d’habitude, qui traîne dans les bureaux. Le voilà! il revient la tête basse: Le chef regarde nos papiers. Tout paraissait en ordre. Mais il faut encore deux téléphones portables. Mais l’essentiel est là: nous sommes à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Bravo les chauffeurs et bravo le Toyote qui s’est montré d’une vaillance sans pareille.

Cachère petit Colinouche, come tu le vois, Oui-oui fait aujourd’hui son premier jour e’école à Bobo-Dioulasso.

nous sommes passer par là

nous sommes passer par là

[caption id="attachment_260" align="aligncenter" width="450" caption="ne vous prenez pas la tête"]ne vous prenez pas la tête[/caption]
je vous ai apporté des bonbons...

je vous ai apporté des bonbons...

[caption id="attachment_262" align="aligncenter" width="450" caption="son premier jour d\'école"]son premier jour d'école[/caption]
une fausse piste

une fausse piste

[caption id="attachment_264" align="aligncenter" width="450" caption="soirée spagouse chez Rachel"]soirée spagouse chez Rachel[/caption]
une des 3 Volta

une des 3 Volta

[caption id="attachment_266" align="aligncenter" width="450" caption="la voiture est encore au catalogue"]la voiture est encore au catalogue[/caption]

11 mars 2009

mars 11, 2009 par jeanmarcmeyrat

Journee de repos

oui oui au marche

oui oui au marche

[caption id="attachment_252" align="aligncenter" width="450" caption="le premier qui trouve recois la consideration des coytes"]le premier qui trouve recois la consideration des coytes[/caption]
pharmacie pour voitures Baja Jean Paul Forclaz Mabako

pharmacie pour voitures Baja Jean Paul Forclaz Mabako

[caption id="attachment_254" align="aligncenter" width="450" caption="notre cuisiniere a Mabaco"]notre cuisiniere a Mabaco[/caption]
marche utilitaire de Bamako

marche utilitaire de Bamako

[caption id="attachment_256" align="aligncenter" width="450" caption="Enfin apres 3428km"]Enfin apres 3428km[/caption]
mercredi relache

mercredi relache

10 mars 2009

mars 11, 2009 par jeanmarcmeyrat

Elle était très agréable cette soirée à Ayoûn.

Avant d’aller nous occuper du blog avec Philippe, petit apéro au coca. Puis nous nous rendons sur une sympathique terrasse posée dans le sable où le repas est préparé devant nous. Brochettes de mouton pour le mécanicien, poulet grillé pour Michel et moi. Le demi gallinacé servi avec quelques frites est délicatement posé sur un lit de spaghetti revenus avec de l’oignon doux, accompagné d’eau bien entendu. C’est vraiment savoureux. Et en guise de clef de voûte de ce délicieux repas: le thé. Ce thé, subtile mélange de menthe fraîche, de cardamome et de sucre qui est servi bouillant dans de petits verres. En versant le thé de très haut dans les
en verres, ils obtiennent une mousse légère et odorante absolument extraordinaire.

C’est avec un peu de nostalgie que nous quittons aujourd’hui la Mauritanie pour Bamako au Mali. Les Mauritaniens sont vraiment des gens sympathiques, courtois et serviables. Ils ne sont pas du tout à vous “harceler” sans arrêt, comme hélas certains autres. Même les policiers qui sont omniprésents, sont débonnaires et agréables. Ils sont un peu pathétiques. Ils ont toujours mal quelque part, aux yeux, à la tête, aux dents et nous demandent des médicaments croyant que nous sommes médecins. Je sors ma grosse boîte de dafalgans, regrettant sincèrement de ne pas y avoir pensé plus tôt. Rien à voir avec les policiers marocains qui sont tatillons, inquisiteurs et à la limite de l’arrogance. Ils ne décadreraient pas du tout en Suisse allemande. Jusqu’à maintenant, nous n’avons dû donner qu’un téléphone portable à un policier à Nouadhibou parce qu’il regardait d’un peu trop près l’intérieur de ce cher, gentil et brave Toyote. Il faut préciser qu’à ce moment-là, nous avions encore du Ricard.
Vraiment, chère canne blanche, tu es magnifique. Lors d’un contrôle, un des derniers sur territoire mauritanien, Philippe s’arrête au mauvais endroit: stationnement abusif. Dès l’instant où le permis de conduire doit être présenté, cela sent l’amande. Nous descendons, la blanche et moi, faisons le tour du Toyote et allons faire un brin de causette avec le gendarme. Je lui demande des nouvelles de sa santé, de celle de ses enfants dont le petit dernier traîne par là, je lui fais lire l’heure sur ma montre qu’il veut acheter. Là, par contre, il faut en plus de l’impression causée par la blanche et son propriétaire, des petits cadeaux pour faire sauter l’amande: une bouteille d’eau fraîche et quelques dafalgans, il n’y a vraiment pas de quoi en faire un plat. Merci ma canne, ma chère amie, toi qui, avec Francine, jamais ne m’a trahi. Puisque j’en suis aux remerciements, merci à vous les Perren pour le magnifique frigo. A cause de la température, il ne rafraîchit pas, par contre il maintient au frais, quel bonheur. Il fait une chaleur à crever.

Encore un contrôle. Cette fois la demande de cadeau est plus pressante. Le policier monte à bord du Toyote. Nous n’y échapperons pas. Je fais surgir de ma besace un téléphone portable qui s’en va rejoindre immédiatement la poche du policier. Après cet échange de bons procédés, on parle de tout et de rien. Nous arrivons au poste frontière malien de Gogui. Là encore, la blanche fait son effet. Toutes les formalités accomplies, nous roulons encore 65 kilomètres pour atteindre Nioro du Sahel, le poste de douane où notre cher Toyote sera peut-être fouillé de fond en comble. Mais nous avons la baraka, il n’a pas eu à livrer ses entrailles. Ça y est, la frontière est passée, nous cherchons de toute urgence le premier endroit où nous pourrons acheter une bière. Il fait 44 degrés dans le Toyote et il nous faudra attendre très longtemps, trop longtemps.

Que se passe-t-il? Bondex traîne pour le dernier papier, l’assurance pour que le Toyote puisse rouler au Mali. Il revient en râlant: “Ils demandent 56.000 francs CFA, 120 francs suisses environ). Ce n’est pas possible, c’est beaucoup trop cher. Mon sang ne fait qu’un tour. Je saute du Toyote et départ au bureau, la blanche en main prête à cogner dans le tas. Nous entrons comme des furies dans le bureau. Bondex est déjà derrière le comptoir. Cela commence à gueuler. J’attrape par l’épaule un collègue de l’employé indélicat. Je dis au gars qu’il a intérêt à nous aider si non, il y aura un scandale comme jamais il n’y en a eu dans tout le Mali. Le collègue nous soutient et dit que son camarade s’est trompé, l’erreur est humaine. Ainsi, l’argent indument perçu revient dans l’escarcelle du caissier Bondi. Oh! Ma canne blanche! Que ferions-nous sans toi?

Mercredi 11 mars, journée de repos pour les coureurs à Bamako, avant d’attaquer les alpes.

Tu vois, petite Colinette, pendant que les fonctionnaires pompent l’air à ton tonton et à ses potes, Oui-oui lui, pompe de l’eau. Tout le monde pense très fort à toi et te fait des gros bisous du Mali où tous les petits enfants sont noirs!

perdu dans le desert pour vos dons compte CCP....

perdu dans le desert pour vos dons compte CCP....

[caption id="attachment_244" align="aligncenter" width="450" caption="corvee de bois"]corvee de bois[/caption]
le pere jean marc enseigne le braille

le pere jean marc enseigne le braille

[caption id="attachment_246" align="aligncenter" width="450" caption="docteur au chevet du pneu Michel inquiet"]docteur au chevet du pneu Michel inquiet[/caption]
apres le desert oui oui a soif

apres le desert oui oui a soif

[caption id="attachment_248" align="aligncenter" width="450" caption="point d eau au Mali"]point d eau au Mali[/caption]
village au Mali

village au Mali

Galerie photos

mars 10, 2009 par jeanmarcmeyrat

Voici le shooting de Claudio Galiezia, patron du Bistro du Flon. Ci-dessous les amis et proches sont parmi ceux qui ont entouré nos 3 aventuriers au départ le 1er mars. Ils participent aux projet “Ecole pour enfants aveugles à Boulsa”. Ils suivent le parcours et vous souhaitent bonne route. (la galerie est un peu longue…) Heinz

Claudio

Claudio

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